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Une alimentation iodée pour un organisme en bonne santé

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Une alimentation iodée pour un organisme en bonne santé

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Ajouté le 26 janvier 2024

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Bretagne

Fer, cuivre, zinc, sélénium, magnésium ou encore calcium sont des micronutriments minéraux connus sous le nom d’oligo-éléments. En Bretagne où les produits de la mer font la richesse du patrimoine régional, nous allons ici nous intéresser à un oligo-élément particulier : l’iode.

Un oligo-élément essentiel au fonctionnement de notre organisme

Un des rôles principaux de l’iode est son implication dans le fonctionnement de la thyroïde et de la fabrication des hormones thyroïdiennes. La thyroïde est une glande située juste en dessous de la pomme d’Adam et reconnaissable par sa forme de papillon. Celle-ci capte l’iode disponible et l’utilise pour produire deux types d’hormones, nécessaires au fonctionnement du corps dans son ensemble : régulation du métabolisme, fonctionnement du système nerveux et cognitif, croissance, thermorégulation, poids corporel, fonction immunitaire, rénale, reproductive et bien d’autres. 

De par son rôle dans la fonction thyroïdienne, l’iode constitue ainsi un élément essentiel de notre alimentation et de notre santé. 

Figure 1 : Fonctions reconnues de l’iode

Les besoins en iode de l’organisme

Afin d’assurer le bon fonctionnement de notre organisme, il est nécessaire d’assurer un apport quotidien d’iode au travers de notre alimentation. Chez l’adulte, il est conseillé d’ingérer 150 µg d’iode par jour. Ces recommandations varient selon les besoins du corps notamment au cours de la croissance, de la grossesse ou de l’allaitement. 

Chez la femme enceinte, l’iode sanguin est transporté jusqu’au placenta et permet au fœtus de produire ses propres hormones thyroïdiennes. Celles-ci sont primordiales au cours de la période intra-utérine et postnatale afin d’assurer le développement cérébral du jeune enfant. Une carence sévère peut entraîner des conséquences irréversibles chez la mère et l’enfant. Le crétinisme en est un exemple. Il s’agit d’une forme de déficience physique et de trouble mental pouvant être liés à une insuffisance directe ou maternelle.

Figure 2 : Références nutritionnelles en iode

Une alimentation trop pauvre en iode augmente le risque de formation d’un goitre lié au grossissement de la thyroïde. La carence aboutit généralement à une hypothyroïdie, c’est-à-dire un ralentissement dans la production d’hormones thyroïdiennes et donc dans le fonctionnement de l’organisme. Fatigue, déprime, trous de mémoire, prise de poids, assèchement de la peau sont quelques-unes des conséquences qui peuvent en résulter.

À l’inverse, l’hyperthyroïdie peut être observée dans des cas de consommation excessive d’iode. La production accélérée d’hormones thyroïdiennes entraîne alors une suractivité de l’organisme qui peut conduire à l’irritabilité, l’amaigrissement, l’insomnie, l’hyperactivité cardiaque ou encore à des troubles digestifs.

Les sources d’iode dans notre alimentation

À l’état naturel, l’iode se trouve principalement dans l’eau de mer. C’est pourquoi les premières sources alimentaires d’iode sont les produits issus de la mer : algues, poissons marins, mollusques et crustacés mais aussi huile de foie de morue, terrines de fruits de mer ou œufs de poissons. 

Podium aliments riches en iode

Parmi les algues (généralement très riches en iode), une des plus riches est typiquement bretonne : le kombu breton !

Dans les pays industrialisés, selon la saison, l’alimentation des animaux, l’utilisation de fertilisants ou encore d’antiseptiques iodés employés au moment de la traite, le lait et les produits laitiers peuvent constituer des sources variables d’iode. Il en est de même pour les œufs et certains produits céréaliers. 

Enfin, l’iodation du sel de table (qui correspond à son enrichissement en iode) est une pratique courante qui est autorisée en France depuis 1952 et dans de nombreux pays pour faire face aux carences en iode. 

En France, il est néanmoins recommandé de tendre vers une réduction de la consommation en sel, que celui-ci soit iodé ou non. 

L’iode dans l’alimentation des Français

Les apports nutritionnels peuvent varier fortement selon des facteurs tels que le pays, l’âge, le sexe. En France, les besoins en iode sont globalement couverts chez les enfants, grands amateurs de produits laitiers. Ces apports semblent même être dépassés chez les plus jeunes ayant entre 1 et 3 ans. Au delà de 10 ans, la tendance s’inverse avec un risque d’insuffisance chez les adolescents et les adultes, particulièrement chez les femmes,. Chez la femme enceinte, les études soulignent des apports insuffisants marqués et répandus au cours de la grossesse tandis que les besoins augmentent,

Les habitudes alimentaires et les pratiques culinaires régionales peuvent par ailleurs expliquer certaines différences nutritionnelles d’un territoire français à l’autre. De fait, il a été démontré que les apports iodés étaient plus importants dans les régions sud et ouest du pays.

En Bretagne, la disponibilité et la richesse de produits frais de la mer sont l’opportunité pour faire le plein en iode.

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